On le sent depuis un moment, mais là, c’est de plus en plus clair : le SEO tel qu’on l’a connu est en train de se transformer. L’arrivée massive des assistants d’intelligence artificielle (IA) dans les habitudes de recherche (ChatGPT, Gemini, Perplexity et consorts) transforme profondément la façon dont les consommateurs découvrent des produits, des services ou des destinations touristiques
La question n’est donc plus seulement « Est-ce que mon site ressort bien dans Google ? », mais plutôt : « Est-ce que mon organisation existe dans les réponses générées par l’IA ? »
Sur le terrain, on observe déjà le phénomène. Depuis la fin de 2024, une part croissante du trafic vers les sites web provient directement d’outils d’IA. En parallèle, les moteurs de recherche traditionnels génèrent moins de clics, voire moins de trafic en général. (NOTE: un client avec qui j’effectuais une consultation au début décembre a vu son trafic web baisser de plus de 55% en 2025 versus 2024!)
De plus en plus souvent, l’utilisateur obtient sa réponse… sans jamais visiter un site web. C’est le fameux phénomène des zero-click search qui bouleverse tranquillement, mais sûrement, la découvrabilité numérique.
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Du SEO au GEO : un changement de logique
C’est dans ce contexte qu’émerge le concept de GEO (generative engine optimization). Contrairement au SEO (search engine optimization), soit l’optimisation des contenus numériques pour les moteurs de recherche traditionnels et qui vise à bien se positionner dans une page de résultats, le GEO cherche à être cité directement dans la réponse générée par l’IA.
Quand un voyageur demande :
« Quels sont les hôtels familiaux près de Disneyland avec déjeuner inclus ? » ou « Quoi faire à Québec cet été avec des enfants ? », l’enjeu n’est plus d’être le premier lien cliquable, mais d’être mentionné dans la réponse elle-même.
Et là où ça devient particulièrement intéressant (et exigeant), c’est que les modèles d’IA ne s’appuient pas uniquement sur les sites web officiels. Ils croisent une multitude de signaux : avis clients, fiches locales, articles de presse, contenus sociaux, mentions sur des blogues, plateformes tierces, etc. Bref, l’écosystème numérique au complet devient un levier de découvrabilité.

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Réputation, contenus et cohérence : plus stratégiques que jamais
Dans une logique GEO, la gestion des avis, la cohérence de l’information diffusée sur différentes plateformes et la richesse des contenus prennent une importance accrue. Chaque commentaire, chaque mention, chaque description contribue à la façon dont une entreprise ou une destination est comprise… et reformulée par l’IA.
Autre élément clé : la nature conversationnelle des recherches. Les utilisateurs ne formulent plus une seule requête figée, mais enchaînent les questions. « Où dormir à Nashville ? », suivi de « Quels hôtels ont de la musique live sur place ? ». Les organisations qui disposent de contenus détaillés, bien structurés et présents à plusieurs endroits sont nettement avantagées.
Le GEO ne remplace pas le SEO, il l’élargit
Une chose importante à dire, et à redire : le GEO ne vient pas enterrer le SEO! Les bases demeurent essentielles : performance du site, structure du contenu, données structurées, clarté de l’offre, etc. Mais le GEO ajoute une couche stratégique supplémentaire : celle de la visibilité dans les réponses générées par l’IA.
Le défi actuel? Les outils de mesure. Contrairement au SEO, où les indicateurs sont relativement matures, la mesure de la visibilité dans les réponses IA en est encore à ses débuts. Cela dit, attendre des métriques parfaites serait une erreur. Le mouvement est enclenché, et il s’accélère. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je vous propose dorénavant un service d’audit IA, afin de voir comment votre marque ou entreprise s’affiche présentement dans les outils de recherche IA. Et surtout, identifier les actions à entreprendre dès maintenant afin de mieux y performer!
Ce qu’il faut retenir
Au fond, les principes demeurent les mêmes qu’en marketing numérique depuis toujours : comprendre où se trouvent les publics, être présent là où ils cherchent, et raconter une histoire claire, crédible et cohérente. Ce qui change, ce sont les intermédiaires. Et l’IA en devient un de plus en plus central dans cette démarche en évolution.
Les organisations qui adaptent dès maintenant leur stratégie numérique pour intégrer à la fois le SEO traditionnel et le GEO se donnent une longueur d’avance. Parce que peu importe comment on cherche… encore faut-il être trouvé par notre consommateur cible!
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