En l’espace de 48 heures à peine, j’ai vu passer trois, sinon quatre différents rapports ou études qui venaient tous confirmer ce dont on se doutait déjà. Les modèles d’IA générative tels que ChatGPT, CoPilote, Claude, Google Gemini ou Perplexity prennent une place prépondérante dans nos vies! Et quand on creuse par catégorie d’âge ou niches d’intérêt, ça se confirme encore plus.
52% des Québécois ont déjà utilisé l’IA générative

Selon le plus récent rapport NETendances 2025, produit par l’Académie de la transformation numérique, paru en mars 2026 mais basé sur un coup de sonde effectué auprès des Québécois en octobre 2025, on voit ainsi la progression impressionnante en à peine un an au niveau de l’utilisation de l’IAG. On est ainsi passé de 33%, soit un internaute sur trois, à 52%, soit plus d’un internaute sur deux. Et presque plus personne ne dit jamais en avoir entendu parler, à moins bien sûr de vivre sous une roche. 🙂
Et même plus, chez les moins de 45 ans!
Une personne sur deux, vous auriez pensé que ce serait peut-être même plus aujourd’hui, non? Effectivement, quand on creuse un peu selon certains critères démographiques, cela devient encore plus intéressant.

Ce rapport s’avère fort pertinent justement par la ventilation plus détaillée des utilisateurs québécois d’IAG. Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, on voit que ce sont surtout les 18-44 ans qui y sont les plus actifs, avec un écart significatif chez les 65 ans et plus. Le niveau de scolarité impacte aussi passablement le niveau d’adoption, tout comme la langue maternelle, avec les francophones accusant un certain retard vis-à-vis des utilisateurs anglophones.
Une fréquence d’utilisation à la hausse.
Plus intéressant encore, quand on regarde parmi ceux et celles qui l’utilisent et qu’on demande la fréquence, on voit que les niveaux d’adoption sont assez phénomenaux. En cumulant les statistiques des utilisateurs qui disent s’y référer à tous les jours avec ceux qui l’utilisent au moins une fois par semaine, on passe ainsi de 38% à 54% en l’espace d’une année seulement. C’est énorme!

Cette augmentation se reflète autant dans l’endroit où on l’utilise, notamment en milieu de travail versus pour un usage personnel. Et les étudiants ont clairement pris le virage, passant de 46% d’utilisation en 2024 à 74% en 2025, un bond stratosphérique en aussi peu de temps!
Une vérité similaire dans le monde du voyage
Déjà à l’automne 2025, divers rapports faisaient état de l’utilisation par les voyageurs de ces plateformes pour créer des itinéraires ou pour aider à façonner des séjours à venir. Un rapport de Booking.com estimait d’ailleurs à 70% la proportion de voyageurs qui avaient ainsi déjà utilisé l’IAG à cette fin. Et lors d’une conférence sur les tendances 2026 en tourisme, présentée par Pierre Bellerose et Paul Arsenault en janvier 2026, il a été avancé que ce serait près de 85% des voyageurs québécois qui comptaient utiliser l’IAG dans la planification de voyages d’ici la fin de l’année.
La firme Phocuswright publiait justement ces jours-ci un rapport intitulé U.S. Consumer Travel Reports 2025-2026, dans lequel on découvre que ce sont 56% des Américains qui aujourd’hui disent utiliser l’IAG en contexte de voyage. Au premier semestre 2025, cette proportion était de 33%, puis de 43% au deuxième semestre de l’année dernière. La croissance se poursuit donc sans paraitre s’essoufler.

Or quand on dit “en contexte de voyage”, ça ratisse large, allant de la planification en amont jusqu’à la réservation, en passant par de la demande d’assistance une fois sur place. NOTE: parmi les gens sondés qui disent utiliser l’IA, 94% ont dit l’avoir utilisé spécifiquement pour un voyage ou séjour à prévoir.
Ça fait beaucoup de chiffres et de statistiques, j’en conviens. Mais une chose est sûre: on n’est plus dans la marginalité ou dans la simple découverte. Au même titre que le web et les médias sociaux se sont immiscés dans notre quotidien en l’espace d’une décennie, on voit dorénavant un niveau d’utilisation similaire pour l’IA générative, qui a pris à peine trois ans pour parvenir à un niveau de pénétration à peu près équivalent!
Pour accéder au rapport complet NETendances 2025 de l’Académie de la transformation numérique, c’est par ici.



Laisser un commentaire